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Le cancer du sein est l’un des cancers les plus fréquents en France, touchant 1 femme sur 9 au cours de sa vie, le pourcentage augmentant avec l’âge. La tumeur naît lorsque les cellules de la glande mammaire se développent de manière incontrôlée. Si elle n’est pas traitée à temps, elle risque de se propager à d’autres tissus, soit par proximité, soit par voie sanguine, transformant le cancer en une pathologie systémique touchant d’autres parties du corps. Les facteurs de risque du cancer du sein sont divers. Certaines ne sont pas modifiables, d’autres le sont, et c’est à ces dernières que nous faisons référence lorsque nous parlons de prévention primaire.

Facteurs de risque non modifiables

Certains des facteurs qui contribuent à la possibilité de contracter un cancer du sein ne peuvent malheureusement pas être modifiés par le comportement de la patiente. Il s’agit de facteurs de risque tels que le sexe, car on estime que, contrairement aux femmes, seul 1 homme sur 629 contractera un cancer du sein au cours de sa vie ; l’âge ; la densité mammaire, car les seins dans lesquels le tissu fibreux et glandulaire est plus important que le tissu adipeux sont plus susceptibles de développer un cancer ; et la présence dans le sein d’accumulations de cellules différentes de la normale, bien que non cancéreuses (hyperplasie atypique).

Parmi les autres facteurs non modifiables, citons les antécédents familiaux (liés à la présence de la mutation du gène BRCA1-2), l’apparition précoce des menstruations, avant l’âge de douze ans, une ménopause tardive après l’âge de cinquante-cinq ans et le fait d’avoir subi une radiothérapie ou d’avoir été exposé à des radiations, en particulier à un jeune âge.

Cancer du sein : la voie de la prévention primaire

Lorsque nous parlons de prévention primaire, nous entendons tous les modes de vie qui réduisent les risques de contracter un cancer du sein. Nous ne parlons pas d’une série de préceptes qui garantissent que vous ne tomberez jamais malade, mais d’une série de mesures qui, sur un plan statistique, pourraient réduire la probabilité de contracter un cancer du sein.

Comme nous l’avons dit, le risque augmente avec l’âge, et si l’on doit toujours faire attention à l’obésité, en particulier l’obésité abdominale (c’est-à-dire un tour de taille dont le diamètre est supérieur à 88 centimètres), après la ménopause, il est essentiel de rester en dessous du seuil de risque. En outre, la prise de poids est souvent associée à un manque d’activité physique : la sédentarité étant l’une des causes de nombreux cancers, il serait bon de penser à pratiquer au minimum 75 minutes d’activité physique intense par semaine (c’est-à-dire aller à la salle de sport, faire du jogging et pratiquer un sport en général) et 150 minutes d’activité modérée (terme qui désigne également les petits efforts, comme le ménage, le jardinage ou la marche à un rythme soutenu).

Un chapitre fondamental de la prévention du cancer, mais pas seulement, est celui que nous consacrons à l’alimentation, et cela vaut également pour le cancer du sein. Plus précisément, il est recommandé de réduire la consommation d’alcool et d’adopter un régime alimentaire riche en fruits, légumes et fibres et pauvre en viande rouge, viande transformée, graisses saturées et sucre. Enfin, le tabagisme semble également augmenter le risque de cancer du sein : un autre comportement à éviter.

Mutations génétiques et prévention secondaire

Pour toutes les patientes présentant une mutation génétique des gènes BRCA1-2, et qui ont donc un risque accru de développer un cancer du sein ou de l’ovaire, il existe deux possibilités.

La première, toujours liée à la prévention primaire, est la mastectomie prophylactique bilatérale. Il s’agit de l’ablation chirurgicale du sein, même s’il n’est pas encore malade : une opération qui n’élimine pas le risque (car toutes les cellules du tissu mammaire ne sont pas retirées) mais le réduit de 90%.

La seconde, moins invasive, est ce que l’on appelle la prévention secondaire ou le diagnostic précoce. Il s’agit d’une série d’examens diagnostiques, tels que des examens des seins, des mammographies, des échographies et des IRM bilatérales du sein avec des produits de contraste, effectués à intervalles réguliers selon les instructions du spécialiste. Évidemment, le diagnostic précoce, comme son nom l’indique, ne peut pas réduire le risque de développer un carcinome, mais il permet de détecter une tumeur lorsqu’elle est encore à un stade précoce et de la traiter par des approches chirurgicales et thérapeutiques moins invasives pour le patient et donc avec un pronostic plus favorable.

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